TEV#1 de FIV#2: incertitudes
Beaucoup d'évènements s'entremêlent ces dernières semaines, c'est pourquoi je n'ai pas eu le temps de donner des nouvelles.
Tout d'abord, la réorganisation à mon travail, avec une charge de travail estimée de 10 jours au lieu de 5 jours (autant dire j'ai du boulot pour 2...). Puis un déménagement de bureau, de service.
Puis, les histoires avec mon mari et mes beaux fils: je vous racontais il y a quelques temps les problèmes de comportements des 2 loustics qui m'épuisaient. Cette fois la sonnette d'alarme a été tirée par la maîtresse du plus jeune de 9 ans (insolence et agressivité dans la cour) et par leur maman (insolence de l'ainé envers elle). Mon mari a (enfin) compris que je n'étais pas "folle" et "intolérante" car je vous avoue que je me suis remise un peu en question et j'ai longtemps ruminé à savoir si ce n'était pas moi qui me faisais des histoires.
Nous avons l'avantage (depuis peu) d'être en liaison avec la maman et le beau père des garçons. Alors nous avons organisé une soirée "remontage de bretelle" pour les enfants (tous les 6 réunis) pour leur montrer que l'éducation est la même dans les 2 maisons, que rien ne change d'une semaine à l'autre et qu'ils ne doivent plus se permettre d'être plus insolents chez leur mère que chez nous. Soirée qui a porté ces fruits... mais reste encore quelques efforts à faire...
Enfin pour couronner le tout, la mère (avec qui j'ai eu quelques différents durant 3 longues années de 2009 à 2011) m'a proposé une soirée seule à seule pour "mettre les choses à plat" concernant notre passé mais aussi pour discuter des enfants. Un peu réticente, j'ai tout d'abord refusé: à quoi bon ressasser le passé? pour quoi faire ? nous avons des rancoeurs, des choses se sont passées et ne sont pas pardonnables, et aujourd'hui nos rapports sont cordiaux pour le bien des enfants. Que demander de plus? Je fais déjà beaucoup d'efforts pour parler à une mère qui m'a craché à la gueule quand mon bébé est décédé.
Comme elle a tenu absolument à me voir, alors j'ai accepté (trop gentille la fille). Nous avons longuement discuter du passé, en toute intelligence bien sûr. Elle a fait un petit mea culpa du genre "je souffrais tellement de ne pas voir mes enfants et de les voir avec une autre femme que j'ai été méchante" (je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais j'ai même du déposer une plainte pour menace de mort en 2009).
Je comprends qu'une mère puisse être perdue sans ses enfants, et de les voir grandir dans une maison différente 1 semaine sur 2 avec une autre femme.
Mais même après un divorce à l'amiable, un mec rencontré en même temps que mon mari et moi, je ne comprendrais jamais cette haine qu'elle m'a envoyé par texto le jour où elle a appris la mort de notre bébé. Ses mots résonnent encore: "bien fait pour ta gueule ! j'espère que la souffrance que tu ressens aujourd'hui sera pour toujours la même!" CA, c'est bien une chose que je ne pardonnerai jamais...
Et bien sur, elle m'a dit que maintenant que l'eau avait coulé sous les ponts et qu'elle se sentait mieux car totalement reconstruite (elle est mariée et a eu un bébé) elle ressentait le besoin d'exprimer tout ça. Une sorte de thérapie pour soulager sa conscience.
Malgré la carapace que je me suis forgée pour affronter cette soirée, je me suis effondrée en rentrant, je n'aurai pas du accepter. D'autant plus qu'elle a essayé de détourner la conversation, en me posant la question du bébé. C'est ça qui m'a fait mal. Je ne lui ai pas montrer que je souffrais mais voilà où j'en suis aujourd'hui.
Et elle m'annonce comme une fleur qu'elle veut un 4ème enfant (car elle ne veut pas retravailler, et son congé parental stoppe aux 3 ans de son gosse). Elle devrait plutôt s'occuper de ses 2 premiers car d'après la pédopsychiatre de l'ainé son mal être provient d'elle... (elle a du faire une thérapie pour ça d'ailleurs.. et mon mari et moi pensons que c'est à la suite de cette thérapie que nos rapports "famille de la mère" et "famille du père" se sont améliorés).
A vrai dire, un peu désorientée de tous ces changements à la fois au niveau professionnel que familial.
Mais le plus important: Il en est où mon TEV ??
J1 c'était le 14 mars.
A J9 j'ai eu mon 1er contrôle écho + dosage qui a montré de tous petits follicules, et un endomètre hyper fin. De là, l'échographiste me dit mmmh ça va être un cycle long.
Contrôle suivant à J12: endomètre non poussé, il a même régressé, même avec 2 patchs de vivelledot. Le gynéco décide d'accélerer le processus: 2 cachets de provames en + des 2 patchs de vivelledot et vu que mon cycle est fainéant une petit dose de puregon.
A J20 au bout de plusieurs contrôles écho+dosage, mon endomètre atteint les 5.1 mm. Difficile d'aller au delà et comme le précise l'échographiste, "si on attend qu'il soit parfait, vous n'aurez jamais de transfert".
J21: Ovitrelle
Aujourd'hui c'est J25: J'ai eu un transfert de 2 embryons ce matin à 8h. La décongélation de mes 2x6 cellules s'est bien passée. Je suis à la maison. J'en profite pour prendre ma semaine et FUCK le boulot.
Je vais pouvoir me reposer, et surtout essayer de rester ZEN.
Bizarrement, je n'arrive pas à croire que c'est réel, que j'ai eu mon TEV ce matin. J'ai l'impression de le rêver, de ne pas être dans un monde réel.
Bref, n'empêche que les incertitudes sont toujours là... A quoi bon penser à l'avenir après tant d'échecs vécus...