FIV#2: Infections, suite
Dans mon post "examens complémentaires pré AMP" je parlais des recherches infectieuses génitales aussi bien sur Monsieur que sur Madame, et ce, pour éviter toutes interventions PMA sur domaine infectieux qui peut avoir des répercussions sur la fécondation et/ou les fausses couches précoces.
Mon infection concerne 2 germes:
- mycoplasma hominis
- ureaplasma urealyticium
Pour les deux le résultat est supérieur ou égal à 10 puissance 4 UCC
(petite pensée à Lulu qui a eu cette infection en juillet)
Après investigations poussées avec mon ami google, voici ce qui ressort de ces infections:
Mycoplasma hominis et ureasplasma urealyticum sont des bactéries fréquemment retrouvées en faible quantité au sein de la flore vaginale normale.
Généralement sans danger, leur multiplication excessive, est associée à des risques multiples (infections du col de l'utérus, génitales hautes, trouble de la fertilité et complications de la grossesse).
- ne sont pas des MST (maladies sexuellement transmissibles),
- ne justifient pas de traitement du partenaire sexuel.
Le rôle des 2 bactéries dans l'apparition d'infections génitales (en dehors de la période de grossesse) est controversé. Cependant, plusieurs auteurs semblent reconnaitre le caractère délétère de mycoplasma hominis et ureaplasma dans l'apparition :
- d'endocervicite : Inflammation du col de l'utérus possiblement à l'origine de douleurs, pertes et/ou saignements anormaux en dehors des règles,
- d'endométrite : Inflammation de la cavité utérine possiblement à l'origine de fièvre, douleurs, pertes et/ou saignements anormaux en dehors des règles. Ces endométrites peuvent être associées à des troubles de la fertilité (difficultés d'implantation de l'embryon dans la cavité utérine après fécondation par exemple),
- de salpingites (infections des trompes de fallope) possiblement à l'origine de fièvre, douleurs, pertes et/ou saignements anormaux en dehors des règles. Ces salpingites peuvent être associées à des troubles de la fertilité (gène à l'ascension des spermatozoïdes dans la trompe, gène à la descente de l'ovule dans la trompe, difficultés d'implantation de l'embryon dans la cavité utérine après fécondation par exemple).
A noter qu'endocervicite, endométrite et salpingite sont des pathologies qui peuvent s'associer les unes avec les autres.
Plusieurs éléments troublants semblent impliquer les infections à mycoplasmes et ureaplasma dans les troubles de la fertilité tant chez l'homme que chez la femme. L'infection serait responsable :
- d'altérations fonctionnelles du sperme : Les spermatozoïdes des hommes infectés auraient des difficiculté à reconnaitre l'ovule à féconder dans les voies génitales féminines.
- d'une augmentation des fausses-couches très précoces : Pour l'instant uniquement mise en évidence chez la souris, l'infection précoce des embryons serait responsable d'une augmentation d'arrêts spontanés du développement embryonnaire. Ainsi le portage chronique d'une quantité trop élevée d'ureaplasma et/ou mycoplasma hominis par la femme pourrait être à l'origine d'infections précoces des embryons, préjudiciables à leur développement initial.
- d'un état inflammatoire chronique des voies génitales féminines : Sur ce point, mycoplasma hominis et ureaplasma apparaitraient comme de témoins d'un déséquilibre profond de la flore vaginale appelée vaginose bactérienne. C'est cette vaginose qui est responsable de l'inflammation chronique responsable d'infertilité et non l'infection à mycoplasma hominis ou ureaplasma.
On considère classiquement que mycoplasma hominis et ureasplasma peuvent être à l’origine de complications obstétricales :
- accouchement prématuré,
- rupture prématurée des membranes (et chorio-amniotite)
- et endométrite du post- partum.