Le retour difficile à la vie active

Publié le par Delphine

Entre la déprime de mes 30 ans, la fin de l’été et la rentrée des classes de septembre pour les enfants, il y avait ma reprise du travail après 10 mois d’absence et toujours pas de bébé.

Pour éviter de reprendre le travail à 100% du lundi au vendredi j’avais posé mes congés et mes RTT sur tous les mercredis jusqu’à Noël. Cela me permettait de travailler 4 jours par semaine et de m’occuper des enfants le mercredi.

La reprise dans mon service s’est bien passée : mes collègues étaient au courant de ce qu’il s’était passé et ils ont été très sympas avec moi. Ce qui a été plus dur, c’est de reprendre le boulot « comme si rien ne s’était passé, comme si ma vie d’avant continuait tout beau tout rose ».

Certaines personnes qui m’avaient vue enceinte me demandaient si j’avais eu une fille ou un garçon. D’autres me disaient "Delph, la maternité te va bien ! sympa ta nouvelle couleur de cheveux !" Bien sur ils ne savaient pas... alors quand je disais que j’avais perdu mon bébé, je voyais la pitié dans leurs yeux. Je répondais toujours la même chose, comme un disque qu’on remet en « repeat ». Pour me protéger je racontais mon histoire comme si c’était l’histoire de quelqu’un d’autre.

Au bout de 2 semaines de boulot, j’ai perdu le contrôle de moi-même : à force de vouloir être forte, j’ai encaissé tellement de chose que je me suis effondrée. La chute a été très dure. Avec mon médecin du travail, mon médecin traitant et mon chef, nous nous sommes mis d’accord pour une reprise du travail « en douceur » avec un mi-temps thérapeutique pendant 3 mois. Cela me convenait tout à fait : à moitié au travail et à moitié à la maison. Et toujours dans l’espoir de retomber enceinte avant la fin de ce mi-temps.

Cela n’a pas été le cas. C’est pourquoi à partir de janvier 2011, j'allais enfin me prendre en main pour mettre toute les chances de mon côté et pour pouvoir accueillir un bébé dans mon ventre. Une nouvelle année commençait, plein d’espoir malgré les 1 an de mon Ange qui approchait.

Le retour difficile à la vie active

Publié dans Léo, Deuil périnatal

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