L'histoire de Léo

Publié le par Angediles

Les essais bébé

Tout remonte à juin 2009 où Chéri et moi décidions de donner la vie et de concrétiser notre amour avec un petit frère ou une petite sœur à ses 2 fils (dont nous avons la garde alternée 1 semaine sur 2). Je suis ravie de pouvoir faire de ma famille, une famille recomposée unie avec un bb commun, d’autant plus que nous venions de signer le compromis d’achat d’une maison. J’arrête donc la pilule en me disant que la nature ferait son travail dans les mois qui viennent.

En juillet 2009, les vacances d'été ne se sont pas passées sans encombres: voiture en panne, au Portugal, à 2000km de notre domicile. Bref, c'était des vacances originales où nous avons décidé de se marier à la rentrée pour plusieurs raisons: avoir le même nom en cas de galères avec les assurances comme là avec la panne, puis, pour moi avoir le même nom que notre enfant.

Je tombe enceinte rapidement, en aout 2009. Je ne faisais pas particulièrement attention à ma période d’ovulation. Je savais que j’avais des cycles très réguliers et que entre J10 et J15 j’avais le plus de chance possible. Je ressens les 1ers symptômes vers le 15 août: ma poitrine était très sensible. Le jour présumé de mes règles devait être le 29 août et je sentais des crampes en bas du ventre alors je me suis dis que c’était râpé pour ce mois-ci, malgré mes petits symptômes des jours précédents.

J’attends le 3 septembre pour faire le test. Chéri travaillait, il était du matin. J’ai fait le test clear blue. Le test affichait « enceinte 2-3 semaines ». Quelle joie ! Je prends la photo du test et je l’envoie à mon mari par mms en lui disant « ça te dirai d’être à nouveau papa dans à peu près 9 mois ? ». Il m’appelle, il est super content… !!

Le début de grossesse se passe bien malgré beaucoup de fatigue. Je n’avais aucune nausée mais j’avais des remontées acides et dès que je mangeais j’avais du mal à digérer. Il fallait que je mange par petites rations. Ma grossesse a été annoncée rapidement à nos parents respectifs. Lors d’un apéro chez mes parents et de même chez mes beaux-parents. Ils étaient ravis et mes parents un peu surpris. Peut-être parce que nous avions décidé de nous marier en juillet pour octobre et le mariage n’était pas encore passé, qu’un bébé faisait déjà son nid !!

Nous ne souhaitions pas que les enfants de Chéri l’apprennent tout de suite en raison des relations difficiles avec leur mère. Cette femme nous pourri déjà assez la vie comme ça…

Notre mariage avec un bébé en route !

Les préparations du mariage m’ont pris beaucoup de temps, mais il a été très simple de tout organiser en si peu de temps. Nous avions trouvé un traiteur inconcurrenciable, une salle des fêtes grâce à mes beaux-parents, la robe de mariée idéale offerte par mes parents, la liste des invités grandissait et nous nous sommes restreint sur quelques personnes. Nous avions 60 adultes et 15 enfants.

Nous nous marions le 10 octobre 2009. Une journée magnifique avec un petit haricot qui évolue dans le bidou… je suis enceinte de 2 mois 1/2. Quel bonheur !! Tous ceux que nous voulions voir à notre mariage étaient présents, notamment les grands parents : mon papi (malade depuis plus d’un an), ma mémé et la mémé d’Eric. J’étais heureuse de me marier et de voir toute la famille réunie. En plan de table nous avions mélangé nos deux familles. C’était l’occasion pour tout le monde de se connaître.

Coqueluche et vaccin de la grippe A

Le 13 octobre, nous signons chez le notaire l’achat de notre maison et nous déménageons le jour même. Je ne porte pas de cartons, je prends soin de moi mais je fais du rangement et ma mère et ma belle-mère m’aide pour laver la maison tandis que les hommes se chargent du gros travail et du montage de la cuisine. Je suis si contente, je nage dans le bonheur : mariée, enceinte, nouvelle maison...

Malheureusement, la 1ère nuit se passe passe sans chauffage: les anciens proprios ont coupé le gaz et il faut 4 jours à EDF-GDF pour le remettre. La semaine suivante j'étais malade. 4 semaines de toux et de médicaments qui ne faisaient pas d'effet. En fait j'avais la coqueluche, on m'a mis sous antibio.

Je n’en pouvais plus. Dans la même période, la grippe A faisait des ravages dnas le monde entier. Une campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 était en train de sortir. Il fallait que les enfants, les personnes agées et les femmes enceintes se fassent vacciner. Les gymnases de la ville avaient été réquisitionnés pour permettre aux habitants de se faire vacciner. Étant donné que nous allions en voyage de noces en Polynésie, le risque d’avoir une grippe A était élevé, alors pour éviter tout risque, nous nous sommes fait vacciner.

5ème mois de grossesse : l’angoisse commence

A Noël, j’étais de plus en plus fatiguée. Ma cousine annonce sa grossesse, son petit bidou était discret mais il commençait à se voir. Dès l’annonce faite, son bidou est sorti d’un coup ! Elle me disait qu’elle ne ressentait pas plus de fatigue que ça, alors je me suis posé la question si mon état était normal.

Ma 2ème échographie était prévue pour le 4 janvier 2010. Nous allions enfin connaître le sexe du bébé ! Mais au lieu d’être euphorique, c’est le début de l’angoisse. On nous annonce un RCIU (retard de croissance intra utérin), pas sévère mais à surveiller. C'est un garçon !!

Le Dr I. fait toutes les vérifications, y compris le flux des artères utérines. A cause du RCIU, le Dr I. me programme une amniocynthèse pour le 8 janvier et il me donne un arrêt de travail: repos total. Arrivée à la maison, je regarde ce que veut dire « RCIU au 3ème percentile » et quelles en sont les conséquences. Je tombe sur des forums où des femmes avaient elles aussi un RCIU pour leur enfant : pour certaines ce n’était pas grave, leur bébé était né en pleine forme, mais pour d’autres l’aboutissement du RCIU était plus grave avec à la clé une IMG et la mort de leur bébé. Je commence à paniquer, à pleurer. Mon mari me dit de ne pas regarder ces forums et que chaque femme est différente, chaque grossesse est différente. Notre bébé est en pleine forme, il est normal. Il faut que je reste zen. En attendant, nous avons fait une liste de prénoms. Les 3 prénoms que nous préférions dans l’ordre croissant, étaient Léo, Nathan et Quentin. On s’était dit qu’on aurait le temps de réfléchir.

Le 8 janvier arrive et je reviens à la clinique pour cet acte qui n’est pas anodin dans une grossesse et qui comporte des risques. L’amnio me fait mal, le Dr I. me plante une grande aiguille dans le ventre pour me prélever du liquide amniotique. J’ai peur pour notre bébé mais tout se passe bien. Après l’intervention je suis couchée pendant 2 jours. Je suis toujours en arrêt de travail alors les journées passent, ma mère, mon frère et ma cousine me rendent visite régulièrement.

Le 15 janvier mes douleurs au foie commencent. J’ai aussi des œdèmes. Je me dis que c’est normal, le bb fait sa place. Mes douleurs persistent, je souffre réellement à en pleurer. Le 21 janvier je vais voir mon médecin traitant car je pensais que c’était l’estomac. J’étais insouciante, oui… j’avais bien l’innocence de cette 1ère grossesse….

Le médecin me prescrit une échographie du foie à faire le jour même et une prise de sang à faire à jeun le lendemain matin. L’échographie ne montre rien mais les résultats de la prise de sang ne sont pas bons du tout : mes plaquettes sont au plus bas et mes taux du foie ASAT et ALAt sont très élevés. Le médecin m’appelle en urgence car le laboratoire d’analyses médicales l’a alerté que c'était grave. Il me demande d’aller immédiatement aux urgences là ou je suis suivie pour ma grossesse et me donne oralement les taux ASAT, ALAT et mon nombre de plaquettes à donner aux urgences. C’était le 22/01/2010 et je n’imaginais pas ce qu’il allait m’arriver ensuite…

6ème mois de grossesse : les urgences à la clinique

J’arrive aux urgences de la clinique à 16h30. Là on me dit que je suis jaune, mais les urgentistes n’ont pas l’air affolés. Je leur donne mes résultats annoncés oralement par mon docteur. Ils me disent que si cela concernent une urgence gynécologique (grossesse) il fallait aller dans le service gynécologie. On y va, ils me font patienter jusqu’à 19h…et en attendant je souffre, je pleure, j’ai trop trop mal sur le côté droit, je peux à peine marcher, à peine bouger. Le gynéco de garde, le Dr G. me prend enfin, et l’échographie montre que mon fils est bien vivant donc je ne m’inquiète pas. Je donne au Dr G. les résultats de ma prise de sang annoncés par mon médecin. J’avais noté sur un papier volant, vite fait et il me dit que ces résultats ne sont pas officiels. Même pas il a pris en compte mes résultats. Il m’annonce enfin le verdict de ce qui me fait autant mal au foie : une colique néphrétique. Par prudence et pour me mettre en observation il me réserve une place pour la nuit.

Je monte dans ma chambre, et je commence à saigner très fort du nez. Ca coule tout seul. Mon visage est tout jaune et gonflé, je ne me reconnais pas ! Les infirmiers me font des prises de sang puis me font manger. En attendant mes douleurs étaient toujours là. Vers 23h, le repas même pas fini, les infirmiers me disent d’arrêter de manger : je dois aller faire une échographie poussée avec le Dr G. Mon fils va toujours bien, l’échographie me rassure, il bouge, son cœur est régulier. Le Dr G. me dit alors que le RCIU s’est amplifié. Je lui demande si c’est grave ou pas, et s’il y a un moyen qu’il grossisse. Il ne me dit pas grand-chose, juste qu’il a une petite vessie et un petit estomac. Il est tellement flou dans ces propos. Au retour de l’écho, les infirmiers me placent en observation en salle d’accouchement. Ils me mettent sous tensiomètre, et me font encore des prises de sang. Ils ne me disent RIEN, juste que j’ai de la tension, que je dois me coucher sur le côté gauche et que ce n’est pas bon. Pourquoi suis-je dans une salle d’accouchement ? J’entendais une femme crier pendant son accouchement, c’était glauque… Dans la salle d’à côté j’entendais les infirmières dire à la femme qu’elles allaient la préparer pour la césarienne. Et moi j’étais là, allongée et stressée car je me demandais ce que je faisais là. M'ont-ils placé là dans le but de me faire accoucher?? Mais j’étais seulement à 24 semaines et 5 jours. À 23h20, on vient me voir et là on me dit : « on va vous transférer au CHU de Pontoise qui est une maternité niveau 3 car si il faut prendre une décision c’est là bas qu’ils le feront »…Qu’ils feront quoi ? Pourquoi prendre une décision ? C’est grave ce que j’ai ? Alors je pose la question « Est ce que je vais perdre mon bébé ? » on me répond « non non, la décision c’est pontoise qui le fera ». Les questions fusent à toute vitesse dans ma tête, mais je refuse de penser à l'impensable.

J’appelle Chéri, qui était rentré à la maison pour pouvoir se reposer un peu, et je lui dis que je suis transférée au CHU. Comme personne ne m’avait dit que la situation devenait critique pour moi, je lui avais dit qu’il pouvait rester à la maison. J’avais bien demandé aux infirmières si la présence de mon mari était indispensable. Elles m’avaient répondu que non.

On me transfère donc. Pendant le trajet, je demande encore ce qu’il m’arrive. Le médecin et l’infirmière qui m’accompagne dans le camion du SMUR me disent juste que les résultats sanguins ne sont pas bons du tout au niveau hépatique. A aucun moment ils me disent que c’est très grave et que je risque de perdre mon fils.

Il n’y a eu AUCUNE communication dans cette clinique, aucune information m’a été fournie du début jusqu’à la fin.

P-E (pré-éclampsie) et Hellp Syndrome : mon sauvetage maternel

J’arrive aux urgences maternité du CHU. On m’installe dans une salle, on me pose une perfusion pour mes douleurs. Je patiente dans une salle toute seule. Une infirmière passe, je lui dis que j’ai envie d’aller aux toilettes. Elle me donne une espèce de bassin en forme de goutte et je ne sais même pas à quoi ca sert. J’ai vite compris que c’était pour faire mes besoins en restant allongée. Je lui ai dit que je pouvais me lever, aller aux toilettes toute seule mais elle n’a pas voulu. J’étais en colère…. J’ai tenté de faire pipi dans le bassin, je n’ai pas réussi… Finalement plus tard elle m’a autorisé à aller aux toilettes en m’accompagnant car avec la perf au bras ce n’était pas pratique. Cette nuit, là, le gynéco de garde, le Dr B. arrive avec une interne et une infirmière. Il me dit :

- « ca va ? »

- « oui ca va mieux avec le médicament, je n’ai plus mal » (avec un petit sourire)

- « ca va…. vous prenez bien la chose…. ? »

(Heuuuuuu quelle chose ???)

- « Pourquoi ? »

- « On ne vous a rien dit ? »

- « Bah non, à part que si il faut prendre une décision (de je ne sais quoi) c’est là qu’il faut aller »…

- « Voilà la situation madame, je vais vous expliquer. Vous êtes en train de faire une pré-éclampsie (P-E) gravidique et un hellp syndrome sévère. Vos plaquettes sont très basses, et votre foie ne fonctionne presque plus. Il faut que vous compreniez qu’on va vous faire un sauvetage maternel, il faut pratiquer une césarienne, c’est le seul traitement pour vous sauver. »

Je suis effondrée. « Comment ca je suis en mauvais point ? ca sert à quoi les plaquettes ? Et ce n’est pas possible de les faire remonter et de me guérir du foie avec des médicaments ? » Bah non, pas possible... On m’explique que c’est ma grossesse qui est en train de me tuer, et si on n’y met pas fin, mon fils et moi ne seront plus de ce monde.

Devant le Dr B. et les deux autres personnes j’appelle mon mari pour qu’il vienne. Je lui annonce au téléphone. Je bafouille, je lui dis : « on va perdre le bébé « J’étais incapable de ressortir le nom de ma maladie. J’ai redemandé au médecin, décidemment c’était la 1ère fois que j’entendais ce terme « pré-éclampsie et Hellp syndrome ». Mon mari arrive très vite. Le même gynéco lui explique de nouveau la situation, mon mari à l’air d’être plus raisonné que moi, j’avoue que j’avais du mal à admettre la situation. A aucun moment je pensais perdre mon bébé. Mes résultats sanguins étaient mauvais mais avec le médicament on voulait savoir si mon état pouvait s’améliorer. Le Dr B. accepte d’attendre les prochains résultats. Mais au fond, il savait que cela ne pouvait pas s’améliorer. Il nous a donné un moment pour pouvoir accepter la situation et de me rendre compte qu’une fois la perfusion terminée, ma douleur était bien réelle. Effectivement, mes douleurs revenaient puissance 10, j’avais très mal mais je cachais cette douleur car je savais que si j’avouais on allait me retirer mon fils. J’attendais les résultats de mes plaquettes et de mon foie, et j’espérais tellement que tout soit mieux. Jusqu’au moment où les douleurs étaient tellement vives que je n'en pouvais plus. J’avais horriblement mal, je n'avais jamais souffert autant.

Le Dr B. arrive et m’annonce que les résultats sont en forte baisse. Je lui explique que j’ai très mal, que c’est insupportable. Il me dit qu’il serait risqué d’attendre encore. Il nous explique comment se passera la césarienne, ce qu’il allait me faire, combien de temps cela durait et le après. Il nous annonce que ce serait puéril de faire vivre mon bébé car celui-ci avait un RCIU plus important, avec une petite vessie, des petits poumons et un petit estomac et qu’il risquait de ne pas survivre si on essayait de le maintenir en vie. Le Dr B. nous propose l’avis d’un pédiatre qu’on accepte volontiers et qu’on puisse prendre une décision. Le pédiatre arrive vite. Il nous explique qu’à 25 sa et un RCIU mon enfant est viable mais très grand prématuré et qu’il était fort probable que si on le maintenait en vie il serait trop faible pour survivre. Il nous a dit qu’il valait mieux sauver ma vie plutôt que de perdre les 2 et que pour mon mari ce serait dur et pour moi aussi. Après une très grande réflexion nous décidions de suivre l’avis médical. Intérieurement, je m’en voulais beaucoup d’avoir avoué que je souffrais et d’avoir pris cette décision tandis que mon bébé bougeait de plus en plus. Mais mon état ne dépendait vraiment pas de moi. Je ne contrôlais plus rien.

5h15 du matin le 23/01/2010, après m’avoir mis une sonde urinaire, enlever tous mes bijoux et m’être entretenue avec l’anesthésiste, je pars en salle d’accouchement pour me pratiquer la césarienne. Je me souviens qu’à partir du moment où le Dr B. a ordonné le GO pour la césarienne, les sages femmes se sont affolées autour de moi pour me préparer à l’intervention. J’avais l’impression que tout s’était accéléré. Au moment de la césarienne, mes plaquettes sont à 26 000, mon foie est très paresseux et je vais mal. Je sens encore mon bébé bouger dans mon ventre alors même que je suis sur la table d’opération. Sent-il qu’il va se passer qqch ? J’en suis persuadée. On m’endort sous anesthésie générale. Une infirmière tente de mettre un masque et de respirer normalement dedans. Je me débats, j’avais les mains et les jambes attachées, je n’arrivais plus à respirer ! Une interne me tient la main, elle est gentille et me regarde avec les larmes aux yeux. Elle s’appelait Alexandra et je me souviens bien de ses paroles : « courage madame, je sais que c’est dur, je suis avec vous ». Elle m’a tenue la main jusqu’à ce que je m’endorme.

Mon fils je suis si désolée je n’ai pas pu tenir…

Mon fils : Léo, né le 23 janvier 2010 à 5h30

Je me réveille et mon mari est près de moi en salle de réveil. J’ai mal, très mal en bas du ventre…. Je touche et mon ventre n’est plus arrondi. J’ai à la place un gros pansement qui fait tout le bas du ventre. Mon bébé est parti. Mon mari me dit « je l’ai appelé Léo, je l’ai déclaré pour le mettre sur notre livret de famille ». J’étais contente qu’il soit là prés de moi, contente du prénom de notre fils.

Il m’a dit que la sage femme l’avait appelé pour voir Léo. La sage-femme a insisté pour qu’il aille le voir en lui disant que les parents qui voient leur bébé en font plus facilement le deuil. Il y a été mais il m’a dit qu’il était très triste en le voyant et qu’il était très petit. Je n’avais plus de force pour parler, j’étais tellement dans les vapes que je ne réalisais pas encore que mon fils était parti.

Avait suivi tout un processus administratif que mon mari a du remplir. Que faire du corps de notre petit garçon ? Pour les obsèques il y avait le choix entre un enterrement « classique » ou une incinération. L’incinération restait pour nous la meilleure solution. L’hôpital prenait en charge le transfert au crématorium et l’incinération. La sage femme avait dit à mon mari que nous ne pouvions pas récupérer de cendres étant donné que les os ne sont pas encore calcifiés chez un bébé. En revanche nous pouvions être tenus au courant du jour de son incinération (sans pour autant y assister). Je n’ai pas pu être présente lors de toutes ces formalités administratives, c’est mon mari qui a eu le courage de tout gérer et j’imagine à quel point cela a du être difficile. Mon mari gérait à la fois les papiers, la perte de notre enfant, et mon état qui devenait de plus en plus critique.

Publié dans Léo

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